Réenchantement du Monde

Lettre ouverte aux humains - Un jour, fatalement, des yeux découvriront ces mots, des esprits en chercheront le sens. Je ne souhaite pas que ce moment arrive trop tôt ... Les conséquences pourraient en être terribles !

16 juin 2009

Méditation


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Celle qui est parvenu au faîte d'elle-même s’efforcera constamment de rester en paix dans le Sublime, seule dans un lieu solitaire, son corps et ses pensées contrôlés, sans possession ni désir. Elle placera dans un endroit dédié un coussin, ni trop haut, ni trop bas …

Là, pour se retrouver elle pratiquera la méditation, concentrant son esprit et maîtrisant sa pensée et ses sens, maintenant le corps, la tête, le cou droit et immobile, le regard fixé suspendu au bout du nez, le souffle régulier, sans regarder autour et en s'oubliant elle-même.

Bhagavad-Gîtâ

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28 septembre 2008

La danse des rêves


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Les univers que parcours les magiciens, les chamans et certains maîtres bouddhistes lors de leur méditation sont-ils purement illusoires ? Le monde des rêves l'est-il également ? Ou bien est-ce le monde du quotidien qui est illusoire ?

Ou encore ce sont tous ces mondes qui sont illusoires en s'interpénétrant dans une danse incroyable ?

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Pour celui qui a appris à laisser s'éveiller l'énergie du corps/esprit pendant qu'il rêve, la nuit paraît aussi réelle, sinon plus, que le jour.

Nous considérons tous le monde de  la veille comme plus "palpable" car nous y faisons expériences communes, nous y voyons les mêmes objets, les mêmes couleurs, ou du moins le croyons-nous.

Le rêve lucide, éveillé permet de découvrir cet "autre univers" et de le transformer, on peut même "entrer" dans le rêve de quelqu'un d'autre, le rencontrer, lui parler.

Nuit après nuit, nous pouvons échanger, apprendre, vivre des aventures ...

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John McDermott Photography

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25 août 2008

Initiation et conférence


http://dojozenbrive.canalblog.com/

Rentrée Zen 2008

MARDI 09 SEPTEMBRE de 19H45 à 21H15 - Dojo zen de Brive

Initiation à la méditation zen (zazen + kin hin)

Conférence ; Qu'est ce que le zen ?

Questions/réponses

Séance gratuite mais nombre de places limitées

S'inscrire au 06.88.06.31.56 ou SunyataZendo@aol.com

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25 juillet 2008

ZAZEN


za zen* : pratique de l’attention

Première  monographie

Juillet 2008

* ZA ZEN  :  za , s’asseoir et zen venant du mot ch’an (chine) qui vient lui même du mot indien dhyana : méditation, attention, contemplation.

Voir également le site du Dojo de Brive  à  http://dojozenbrive.canalblog.com/

Mudra

En za zen nous nous entraînons à voir la réalité exactement comme elle est, et nous appelons ce mode de perception spécial : « ATTENTION ».

Normalement nous ne regardons pas ce qui est réellement là, en face de nous. Nous voyons la vie à travers un écran de pensées et de concepts, et nous faisons l’erreur de prendre ces « objets du mental » pour la réalité vraie.

Nous sommes tellement empêtrés dans cet incessant flux de pensées que la vie s’écoule sans que nous la percevions vraiment.

Nous passons le temps absorbés par nos activités, poursuivant les plaisirs et les satisfactions, fuyant la douleur et la désillusion. Nous dépensons toute notre énergie à essayer de nous sentir mieux, à essayer d’enterrer nos peurs et nos angoisses. Sans cesse nous recherchons la sécurité, la considération et le bien-être.

Pendant ce temps le monde de l’expérience réelle se produit … sans nous !

Le bouddhisme, vieux de plus de 2500 ans ; nous pouvons penser que tout système de pensée aussi ancien a eu le temps de développer grands nombres de doctrines et de rituels. Néanmoins, l’attitude fondamentale du bouddhisme est intensément pragmatique et fondée sur l’expérience personnelle et sans cesse renouvelée. Bouddha lui-même enseignait à ces disciples : « Voyez par vous-mêmes » ou encore, « Ne placez aucune tête au-dessus de la vôtre » …

Une foi aveugle n’a donc rien à voir avec la discipline zen, il s’agit bien plus d’ajuster son mode de perception selon les instructions données par l’enseignant et de voir par soi-même.

D’un point de vue bouddhique, nous, êtres humains, vivons de manière  très particulière. Nous voyons les choses impermanentes et nous les pensons (ou désirons) permanentes, tout est changement dit le sage et il ajoute ironique que dans cet l’univers, seul le changement est immuable !

Pendant que vous lisez ces mots votre corps vieillit, mais vous n’y faites pourtant pas attention. Les particules de lumières qui s’agitent sur votre écran et les molécules de votre corps vibrent à un rythme effarant, et tout se modifie en permanence.

Vous n’y faites pas attention non plus …

Puis, un jour, vous regardez autour de vous. Votre corps est ridé et malade, vous avez mal … D’où vient cette souffrance ?

Elle vient de votre propre inattention. Vous avez omis de regardez la vie (votre vie) de près. Vous avez omis d’observer le mouvement constant du monde alors qu’il se produisait.

Vous avez édifié une impressionnante collection de constructions mentales : « moi », « les autres », « mes possessions », « mes désirs », etc …, et vous avez décrété qu’il s’agissait d’entités réelles et solides.

C’est une erreur, ce n’est jamais le cas.

Nous pouvons apprendre à percevoir notre vie comme un flux incessant, une chose d’une grande beauté telle une chorégraphie ou une symphonie. Nous pouvons apprendre à vivre avec le flux de l’existence plutôt que d’aller perpétuellement « à contre-courant ».

Nous pouvons apprendre. C’est seulement une question de temps et d’entraînement.

D’une certaine façon, nos habitudes perceptives humaines sont stupides. Nous débranchons 99 % des stimulations sensorielles que nous recevons, et figeons le reste sous forme d’objets mentaux.

Ensuite, nous réagissons à ces objets mentaux de manière conditionnée, habituelle.

Un exemple ?

Assis seul, paisible, dans la tranquillité d’un soir d’été. Dans le lointain une sirène hurle et déchire le calme impressionnant de votre esprit.

La perception en elle-même est indescriptiblement belle si nous nous donnons la peine de l’examiner :

De cet océan de silence s’élèvent des vagues de vibrations sonores. Vous commencez à entendre leurs tissus vibratoires complexes et via le système nerveux elles se transforment en scintillantes stimulations électriques.

Pouvez-vous « voir » cela ?

Le processus est en lui-même beau et profondément satisfaisant. Mais nous autres êtres humains, tendons à complètement l’ignorer.

A la place nous solidifions cette perception en un objet mental, lui appliquons une image mentale composée d’une série de réactions conceptuelles et émotionnelles.

« Voilà encore cette satanée sirène. Elle hurle toutes les nuits. C’est vraiment insupportable. Il a eu encore un vol ou une effraction ? … Décidemment cette société ne respecte plus rien … Je vais écrire une lettre bien sentie au maire. Ah ! C’est trop de travail. Non, je vais mettre des boules quiès ! »

Il ne s’agit que d’habitudes prises dans les perceptions et les réponses mentales. Etant enfant, nous avons appris à réagir ainsi en copiant les habitudes de ceux qui nous entourent, mais ce qui a été appris peut être désappris …

Le premier pas à faire est de nous rendre compte de ce que nous faisons, au moment où nous le faisons, de prendre du recul et d’observer tranquillement.

Dans la perspective bouddhiste, nous autres humains avons une vision à l’envers de la vie. Nous regardons ce qui est en vérité la cause de la souffrance et nous la voyons comme du bonheur.

La cause de la souffrance est ce couple amour/haine.

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Une perception surgit, cela peut être n’importe quoi, une jolie fille, un voyou avec un couteau, un camion fonçant sur nous. N’importe quoi.

Quel que soit « l’objet », la seconde d’après nous réagissons au stimulus avec une émotion.

Prenez l’attitude d’une mère pour son enfant. Elle est très inquiète. C’est l’inquiétude elle-même qui est le problème. L’inquiétude est un processus. Il possède des étapes, des stades. Ce n’est pas seulement un état d’être mais un mécanisme.

Ce qu’il faut, c’est regarder au tout début pour voir les étapes initiales bien avant que la vague ne soit devenue trop haute, trop … déferlante.

Aussitôt qu’un phénomène surgit dans le mental, nous essayons de le saisir ou de le rejeter. Cela met en route la réaction de l’inquiétude.

Za zen nous apprend comment examiner notre propre processus de perception avec une redoutable précision. Nous apprenons à observer l’apparition de la pensée et de la perception avec un sentiment de détachement serein. Nous apprenons à voir nos propres réactions aux stimuli avec calme et clarté.

Nous commençons à nous voir réagir sans être pris dans les réactions elles-mêmes.

La nature obsessionnelle et obsédante de la pensée meurt lentement. Nous pouvons toujours rencontrer l’autre ou éviter le camion qui nous fonce dessus, mais il n’est pas nécessaire de vivre un enfer à leur sujet.

Za zen est un apprentissage qui nous ouvre profondément à cette nouvelle vision de la réalité telle qu’elle est vraiment. Cette ouverture s’accompagne d’une vue nouvelle et originale d’un aspect central de notre vie : « moi ».

En effet une analyse soigneuse nous révèle que nous fonctionnons de la même façon avec « moi » qu’avec nos perceptions. Nous avons pris un ensemble fluide de pensées, d’émotions et de sensations et l’avons solidifié dans une construction mentale affublée de l’étiquette « moi ».

Ensuite nous l’avons traitée comme s’il s’agissait d’une entité statique et permanente, comme une chose séparée de toutes les autres. Nous l’a plaçons en dehors de ce processus de changement éternel qu’est l’univers.

Et nous nous désolons de nous sentir aussi seuls.

Nous ignorons notre connexion évidente avec tous les autres êtres et nous décidons qu’il faut que « j’en obtienne plus » pour « moi ». Puis, nous nous étonnons de ce que les êtres humains soient aussi cupides et insensibles.

Et ainsi de suite …

Chaque mauvaise action, chaque exemple de manque de cœur provient de ce faux sens du « moi », perçu comme distinct de tout le reste.

Faites sauter l’illusion de ce seul concept et toute notre vie change !

Mais il ne faut pas s’attendre à y parvenir du jour au lendemain. Nous passons notre vie entière à construire et entretenir cela, à le renforcer avec chaque pensée, chaque mot et chaque action.

Il ne va pas s’évanouir instantanément, mais il s’atténuera si vous y consacrez suffisamment de temps et d’attention. Za zen est un procédé par lequel il est dissous. Peu à peu, naturellement, automatiquement, inconsciemment.

Vous l’effritez, simplement en l’observant.

Le concept « je » est un processus. C’est quelque chose que nous faisons. Avec za zen nous apprenons à voir ce que nous faisons pendant que nous le faisons et comment nous nous y prenons.

Alors le « je » bouge et s’estompe, passant comme un nuage dans un ciel limpide.

Nous nous trouvons dans l’état d’esprit ou nous pouvons le faire jouer ou non, en fonction de ce qui paraît approprié à la situation.

L’obligation est partie.

Nous avons le choix.

Naturellement il s’agit là d’intuitions profondes.

Le pratiquant qui poursuit za zen réalise une parfaite santé mentale, un pur amour pour tout ce qui vit et une complète cessation de la souffrance.

Ce n’est pas une mince affaire.

Mais point n’est besoin d’attendre bien longtemps pour récolter quelques « bénéfices ». Plus vous passez d’heures en méditation, plus grande est votre capacité d’observer calmement chaque impulsion et intention, chaque pensée et émotion, jusqu’au moment ou elles se produisent dans le mental.

Votre progrès se mesure en nombre d’heures passées sur le zafu* !

Et vous pouvez vous arrêter à tout moment, si vous en avez assez. Aucun bâton ne vous menace. Sauf votre propre désir de voir la véritable qualité de la vie, de valoriser votre propre existence et celle des autres …

Za zen est expérimental, non théorique. Par la pratique régulière de la méditation nous devenons sensibles à l’expérience véritable de la vie, nous percevons la réalité des choses et des êtres. Nous ne passons pas notre temps en vain à ergoter sur des pensées subtiles, esthétiques et métaphysiques.

Nous vivons.

Za zen, plus que quoi que ce soit d’autre, consiste à apprendre à vivre.

Gasshô.

* zafu  : coussin noir utilisé pour la méditation zen

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za zen* : pratique de l’attention

Seconde  monographie

Juillet 2008

* ZA ZEN  :  za , s’asseoir et zen venant du mot ch’an (chine) qui vient lui même du mot indien dhyana : méditation, attention, contemplation.

cascade

Ceux qui observent za zen de l'extérieur ne peuvent comprendre. Ils demandent ; "Pourquoi faites-vous zazen ? Que faites-vous durant zazen ? Vous faites le vide ?"

Nous répondons :

"Pour rien - et encore rien, c'est beaucoup ! - On se concentre simplement sur la posture, la respiration, le corps ..."

Les gens sont surpris d'entendre ainsi parler de retour au corps, ne devons-nous pas plutôt dépasser cette réalité matérielle pour accéder aux domaines (supérieurs) de l'esprit ? N'est-ce-pas là le but ultime ? Le physique n'est pas très important pour eux.

Un jour, un maître éminent entra dans un dojo et demanda à un moine assis là :

- Que fais-tu assis là comme une montagne .

- Je ne fais rien.

- Ne me dis pas que tu ne fais rien, je vois bien que tu es en train de faire za zen.

- Oui, je fais ... sans faire.

- Qu'est-ce que ce faire sans faire ? lui demanda le maître. L'élève répondit ;

- Même les plus grands sages ne sauraient l'expliquer ... HISHIRYO !

Hishiryo signifie penser sans pensée, conscience absolue, faire sans faire ... Ainsi en za zen dire qu'il ne faut rien faire est erroné et dire qu'il faut faire quelque chose, également.

Lorsque nous observons la nature, un animal sauvage qui capture sa proie ou certains oiseaux qui plongeant subitement en mer saisissent un poisson, nous nous disons ; "quel prodige, quelle merveilleuse spontanéité, quelle parfaite intuition !"

Nous, nous sommes toujours un peu maladroits, les animaux font sans faire, spontanément, inconsciemment, au bon moment, sans penser, sans complication ... Bien sûr ils ne savent pas élaborer, comme nous, de stragégies complexes, comprendre et résoudre des problèmes, réfléchir et élaborer ...

La spontanéité, le geste juste et adapté sont en fait partie prenante de toute la nature (nous y compris), la terre, le vent, les plantes qui poussent, les arbres, le soleil, les étoiles et les galaxies, l'univers entier est : "faire sans faire", conscience absolue, perfection ... hishiryo !

Au dojo, c'est cela que nous apprenons à (re)trouver intimement, avec notre spécificité d'être humain pensant et compliquant tout (trop souvent). Ainsi, nous nous apercevons que cette pratique là n'a rien de différent avec notre vie quotidienne. Nous allons faire quelque chose, mais ce n'est plus nous qui allons le faire, c'est la situation.

La "situation zazen" se fait alors spontanément, automatiquement, inconsciemment ... Comprenez-vous ? En harmonie et bien évidemment cela va vous être bénéfique, à vous et à votre entourage.

Toute notre vie devient comme cela.

Toute notre vie devient harmonieuse, éveillée, patiente, douce, libérée, sans complication et formidablement puissante !

ballade

Gasshô.

Posté par Sunyata à 22:00 - MEDITATION - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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