Réenchantement du Monde

Lettre ouverte aux humains - Un jour, fatalement, des yeux découvriront ces mots, des esprits en chercheront le sens. Je ne souhaite pas que ce moment arrive trop tôt ... Les conséquences pourraient en être terribles !

22 mars 2009

Propreté


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19 juillet 2008

Coopération - Page DEUX


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Le monde nous est présenté comme essentiellement hostile et violent, cette affirmation, entretenue de tous temps par des hommes respectés trouve son apogée dans nos sociétés modernes. Elle se révèle ainsi, profondément inscrite dans notre culture et dans nos psychés individuelles. A tel point que toute idée contraire semble suspecte, voire impossible.

On nous apprend et on nous donne à voir que la nature humaine est définitivement égoïste et entièrement vouée au profit de tous ordres.

Le don, l’échange désintéressé et le partage qui faisait la réalité du monde enchanté avaient complètement disparus. C’était l’avènement du monde mort.

Mais au profit de qui (justement) ?

Au 19 siècle, la théorie de la « survie du plus fort » a été abusivement étendue à quasiment tous les comportements humains. On parle ainsi, de « guerre » économique  dans des entreprises confrontées à la mondialisation,  de compétition forcenée, de rentabilité accrue et (finalement) de profits (toujours) gigantesques pour les abonnés du CAC 40, etc … Des termes guerriers se retrouvent même dans les plus anodins des rapports humains, et nous enseignions très tôt aux enfants cette idéologie dominante, scientifiquement indéfendable.

Entretenir l’idée que seule l’agressivité est la seule réponse à la survie est l’abominable mensonge de ce monde mort. Théorie fortement récusée par nombre de biologistes éminents qui affirment qu’en fait, très peu de comportements à fin de sélection naturelle sont issus de luttes féroces et de combats mortels.

Même dans des situations très défavorables les animaux et les plantes n’entrent pas systématiquement en conflit. Aujourd’hui, la conception qui prédomine chez certains scientifiques est la suivante ;

L’évolution n’est pas tant une compétition acharnée entres les espèces (au profit de la plus apte) qu’un jeu collectif et créateur où chaque « chose » a sa raison d’être.

Par la formidable dynamique propre à cet « échange », les organismes (du plus simple au plus sophistiqué) se donnent mutuellement l’occasion d’évoluer.

La nature, le monde, l’univers, le cosmos en perpétuel changement, mouvement, ouvre continuellement des espaces nouveaux où les espèces peuvent se mouvoir …

Ainsi, la façon dont nous « avançons » est bien plus affaire de richesses des possibilités offertes et de « curiosité » que de lutte acharnée.

Croire que la compétition, la survie du plus apte et l’intérêt égoïste sont les forces déterminantes de l’évolution empêche l’expression même de notre véritable nature d’être humain et annihile complètement les comportements justes, adaptés et positifs.

Seule la coopération effective et réellement comprise, peut nous permettre à nous êtres humains de prendre part aux  jeux grandioses du monde enchanté.

A suivre …

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Posté par Sunyata à 04:04 - INTERDEPENDANCE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 juillet 2008

Coopération - Page UNE


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Lorsque d’un regard puissant et lumineux nous perçons le cocon de nos croyances étriqués, de nos émotions humaines et de nos conditionnements immémoriaux, la barrière qui « séparait » le dedans du dehors tombe d’elle-même.

Avec l’éveil du sentiment nous ressentons l’énergie vibrante en toute chose en tout être et nous découvrons cette étrange tendresse mélangée d’amertume et de tristesse. Cette expérience loin d’être imaginaire, fantasque et subjective est bien réelle – elle fait d’ailleurs passer pour une pâle copie notre habituelle perception du monde ! – c’est une énergie au même titre que l’électricité ou la force d’attraction, mais elle est si délicate et subtile qu’elle reste (majoritairement) insoupçonnée par la science.

Lorsque cette énergie-sentiment est présente, elle se déploie dans les dix directions comme les ondes à la surface des eaux et nous relie à l’univers tout entier. Lorsqu’on observe une pierre, une fleur, un être avec ce sentiment déployé on se rend compte que l’on projette une image qui nous est renvoyée.

La nature toute entière est conçue sur ce principe d’échange, d’interdépendance. Le monde réel est un perpétuel échange d’énergie sensible et vivante ; donner et recevoir. Donner et recevoir maintiennent l’harmonie et augmentent la résonnance entre les phénomènes, entre les personnes et les choses, entre les personnes elles-mêmes.

Tous les peuples qui échappent encore à l’influence du monde moderne (le monde mort) savent, vivent cela parfaitement. Ils savent que le monde enchanté dépend du don … sans esprit de profit.

Il existe dans la nature, même entre espèces animales complètement incompatibles des exemples de pur échange, de coopération et de don. Mais, suivant le sacro-saint principe de l’évolution des espèces, nous sommes tous persuadés que c’est utopique, c’est-à-dire que le moteur de la vie étant l’insuffisance des ressources (toutes les ressources !), la compétition devient la règle ; la fameuse loi de la jungle est en service … définitivement, irrémédiablement ( ?).

Un bébé antilope, adopté par une lionne, dévoré par un lion

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NAIROBI, (AFP) - Une histoire d'amour hors du commun entre une lionne et un bébé antilope qu'elle a adopté puis protégé 15 jours durant au Kenya s'est achevée tragiquement dimanche quand, malgré une tentative de lutte, le fauve n'a pu empêcher un de ses congénères de dévorer le petit oryx.


Lors d'une chasse, la lionne avait mis en fuite la mère oryx, une catégorie de grande antilope au front noir et blanc et aux longues cornes droites et effilées. Mais au lieu de dévorer le petit, la lionne l'a pris sous sa protection, a expliqué à l'AFP Lmakiya Lesarge, un professionnel du tourisme qui a suivi leur évolution.


Les deux animaux ne se sont plus quittés quinze jours durant, sinon le temps, régulièrement, que le bébé aille téter sa mère, restée en permanence à bonne distance, avant de revenir vers la lionne. Le frêle animal cheminait tranquillement flanc contre flanc avec le fauve, ou se reposait lové contre lui.


De nombreux touristes de la réserve nationale de Samburu, dans le nord du Kenya, comme les gardiens du parc et les Samburus, la tribu d'éleveurs qui peuple cette région, ont assisté stupéfaits aux allers et venues de ce couple contre nature, le lion étant l'un des premiers prédateurs de l'antilope.


« C'est l'instinct maternel qui a primé", explique à l'AFP le Dr Daphne Sheldrick, une vétérinaire qui a passé des années dans la faune kenyane et a été décorée par la reine d'Angleterre pour ses travaux sur la réhabilitation dans la vie sauvage d'animaux orphelins.


« Ce type d'adoption n'est pas complètement inédit, cela arrive, même si c'est inhabituel », explique la spécialiste, citant même le cas d'un bébé zèbre qu'elle avait recueilli il y a deux ans. Il avait été amené à son orphelinat après avoir été retiré de la protection d'une lionne qui avait dévoré sa mère un jour plus tôt.


« Ce qui est inhabituel, c'est que le petit allait téter sa mère et revenait vers la lionne »,, convient l'experte, qui dirige la Fondation David Sheldrick, du nom de son époux décédé en 1979, célèbre naturaliste et fondateur du plus grand parc national du Kenya, le Tsavo. « Les lions, comme toutes les autres espèces, et l'être humain en particulier, peuvent avoir des sentiments pour les bébés abandonnés, cette lionne a eu pitié de celui-ci", estime Daphne Sheldrick.


« Mais cette histoire ne pouvait que mal se terminer », l'antilope devait fatalement être mangée par un autre lion, estime la spécialiste qui pense qu'au lieu de se délecter du spectacle, ,les gens auraient dû ramener l'oryx à sa mère."

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En réalité, l’inappropriée formule « survie du plus apte » n’a guère de sens et se révèle poison mortel à brève échéance pour l’espèce dite supérieure, c'est-à-dire, nous. Il n’y a par exemple aucune raison de penser que l’humanité représente, du point de vue biologique, un progrès par rapport aux grands singes par exemple, ou même par rapport aux insectes !!!

Ces derniers sont bien plus anciens que nous et en matière de survie ou d’adaptation ils nous sont très largement supérieurs.

Essayez de résister à un champignon nucléaire, vous !

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                       A suivre …

Posté par Sunyata à 18:25 - INTERDEPENDANCE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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