09 juin 2009
Auroville : "Ils en sont où ?"
Il y a 40 ans, le 28 février 1968, à quelques kilomètres au nord de Pondichéry naissait Auroville, une « cité idéale » dont le nom est une référence au penseur Indien Sri Aurobindo. Des jeunes du monde entier se sont installés là-bas à l’appel d’une femme venue de France et proche de Sri Aurobindo, Mirra Alfassa, que l’on appelait « La Mère ». Depuis son décès en 1973, ses disciples ont réussi à maintenir et développer Auroville, qui n’est pas une secte mais plutôt une communauté de 2000 personnes venues d’une quarantaine de pays. Au-delà de la dimension spirituelle de la démarche, nous avons voulu savoir ce qui restait de l’idéal 40 ans après les révolutions de 68. En reboisant un territoire de 25 km², en ouvrant un conservatoire de graines ou encore en travaillant sur la qualité de l’eau, les Aurovilliens ont été des précurseurs de l’écologie. Aujourd’hui leurs travaux sont reconnus, Auroville est encore un lieu très actif et de plus en plus visité, même si le rêve d’une cité qui n’appartiendrait à personne n’est pas totalement abouti. Les idéaux de 68 face à l’épreuve des difficultés de la vie en communauté et de la vie en Inde, les révolutions d’il y a quarante ans ont fait d’Auroville un exceptionnel laboratoire !
Sources Arte
29 novembre 2008
SATPREM - Quand tout s'écroule qu'est-ce qui reste ?
09 août 2008
Eveil des cellules

"Une immobilité de feu éveille les cellules assoupies, Une passion de la chair devenue esprit, Et finalement, merveilleusement, s'accomplit Le miracle pour lequel notre vie fut faite. Une flamme dans une blanche coupole silencieuse Apparaît, les faces de la lumière immortelle, Les membres radieux qui ne connaissent ni la naissance ni la mort, La poitrine qui allaite le premier-né du soleil Les ailes qui battent dans les silences ardents de la Pensée, Les yeux qui plongent dans l'Espace spirituel. Les centres cachés de notre force divine S'ouvrent comme des fleurs dans une atmosphère céleste ; Le mental s'arrête, saisi par le Rayon suprême, Et même ce corps éphémère, alors, peut sentir L'amour idéal et le bonheur sans ombre [...]" Aurobindo

20 juillet 2008
Premières rencontres
Extrait d'une méditation de la Mère écrite le lendemain de sa première entrevue avec Sri Aurobindo
Peu importe qu'il y ait des milliers d'êtres plongés dans la plus épaisse ignorance, Celui que nous avons vu hier est sur terre ; Sa présence suffit à prouver qu’un Jour viendra où l’ombre sera transformée en lumière, et où effectivement, Ton règne sera instauré sur la terre.
Ô Seigneur, Divin Constructeur de cette merveille, mon cœur déborde de reconnaissance et de Joie lorsque je pense à elle et mon espoir est sans limite.
Mon adoration dépasse toute parole, mon respect est silencieux.
30 mars 1914 - La Mère
DIVAKAR - 1
Né à Paris, enfant de Pigalle comme des falaises bretonnes, de la glycine ou de Montparnasse. Divakar vit en Inde, où il a reçu son nom, le jour de ses vingt ans, en 1970. Caméra : Olivier Gomez Musique : Dominique Mathieu Réalisation : Dominique-Emmanuel Blanchard Production : Le Bord De L'eau www.editionsbdl.com
DIVAKAR - 2
Le chemin de Marie :
Un chemin, à Auroville
Surtout ne demandez pas votre chemin, vous risqueriez de ne pas vous perdre ...

19 juillet 2008
La Mère
...
"Si chacun de vous faisait tout son possible, alors il y aurait une vraie collaboration et le résultat serait beaucoup plus rapide. J'ai vu d'innombrables exemples du pouvoir de l'attitude juste. J'ai vu des foules sauvées de la catastrophe par une seule personne qui gardait l'attitude juste. Mais cette attitude juste ne doit pas rester quelque part très haut tandis que le reste du corps est abandonné à ses réactions habituelles. Si vous restez comme cela dans les hauteurs en disant : "Que la volonté de Dieu soit faite", vous risquez de vous faire tuer quand même, car votre corps tout tremblant de peur n'est peut-être pas divin du tout. Il faut pouvoir garder la conscience vraie jusque dans le corps lui-même et ne pas avoir la moindre peur, il faut être rempli de la paix divine. Alors, vraiment, il n'y a pas de danger. Non seulement vous pouvez parer les attaques des hommes, mais vous pouvez aussi agir sur les bêtes et même sur les éléments.
Je peux vous donner un petit exemple. Vous vous souvenez de la nuit du grand cyclone, lorsqu'il y avait ce bruit épouvantable et ces cataractes de pluie partout sur la ville. J'ai pensé que je devrais aller dans la chambre de Sri Aurobindo pour l'aider à fermer ses fenêtres. J'entrouvris sa porte et le trouvai tranquillement assis à son bureau, en train d'écrire. Il y avait dans cette chambre une paix si solide que personne n'aurait imaginé qu'un cyclone faisait rage dehors. Les fenêtres étaient grandes ouvertes, pas une goutte de pluie n'entrait."
(in Entretiens 1930-31, aphorismes et paradoxes, Sri Aurobindo Ashram, Pondichéry, 1972)
"Mother"



