Réenchantement du Monde

Lettre ouverte aux humains - Un jour, fatalement, des yeux découvriront ces mots, des esprits en chercheront le sens. Je ne souhaite pas que ce moment arrive trop tôt ... Les conséquences pourraient en être terribles !

31 octobre 2009

Somewhere


I walked across an empty land
I knew the pathway like the back of my hand
I felt the earth beneath my feet
Sat by the river and it made me complete
Oh simple thing where have you gone
I'm getting old and I need something to rely on
So tell me when you're gonna let me in
I'm getting tired and I need somewhere to begin

I came across a fallen tree
I felt the branches, are they looking at me
Is this the place we used to love ?
Is this the place that I've been dreaming of ?

Oh simple thing where have you gone
I'm getting old and I need something to rely on
So tell me when you're gonna let me in
I'm getting tired and I need somewhere to begin

So if you have a minute why don't we go
Talk about it somewhere only we know ?
This could be the end of everything
So why don't we go
Somewhere only we know ?
Somewhere only we know ?

Oh simple thing where have you gone
I'm getting old and I need something to rely on
So tell me when you're gonna let me in
I'm getting tired and I need somewhere to begin

And if you have a minute why don't we go
Talk about it somewhere only we know ?
This could be the end of everything
So why don't we go
So why don't we go

This could be the end of everything
So why don't we go
Somewhere only we know ?

starlight

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27 octobre 2009

Cloître


Le silence est plus efficace que les mots

Car il communique aux yeux

Toute la puissance de l'infini des cieux

Nous laissant là comme deux sots

cloitre

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25 octobre 2009

Ta main


oldhands

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20 octobre 2009

Lumière


light

illusion The_Portrait_of_Love

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08 octobre 2009

Une chanson désespérée (revisitée)


marilyn

Ton souvenir surgit de la nuit où je suis
La rivière à l'océan joue sa plainte obstinée


Seul comme les quais dans le matin gris
C'est l'heure de partir, ô moi l'abandonné !


En toi se sont accumulés avec les guerres les envols
Les oiseaux de mon chant de toi prirent essor.


Tu as tout englouti, comme fait le lointain.
Comme la mer, comme le temps

Et tout en moi fut un naufrage !


De l'assaut, du baiser c'était l'heure joyeuse
Lueur de la stupeur qui brûlait comme un phare


Mon âme ailée, blessée, dans l'enfance de brume
Explorateur perdu, tout en moi fut naufrage !


Mais j'ai fait reculer la muraille de l'ombre
J'ai marché au-delà du désir

Ô ma chair, chair de la femme aimée, de la femme perdue
Je t'évoque et je fais de toi un chant à l'heure humide


Tu reçus l'infinie tendresse comme un vase
Et l'oubli infini te brisa comme un vase


Dans la noire, la noire solitude des îles
C'est là, femme d'amour, que tes bras m'accueillirent.


C'était la soif, la faim, et toi tu étais le fruit
C'était le deuil, les ruines et tu étais le miracle


Femme, femme, comment as-tu pu m'enfermer
Dans la croix de tes bras, la terre de ton âme


Mon désir de toi fut le plus terrible et le plus court
Le plus désordonné, ivre, tendu, avide


Cimetière de baisers, dans les cendres survit le feu,


Furieux accouplement de l'espoir et l'effort
Qui nous noua tous deux et nous désespéra


La tendresse, son eau, sa farine légère
Et le mot commencé à peine sur les lèvres


Ce fut là le destin où allait mon désir
Où mon désir tomba, tout en moi fut naufrage !


C'est l'heure de partir, c'est l'heure dure et froide
Que la nuit toujours fixe à la suite des heures


La mer fait aux rochers sa ceinture de fracas

Froide l'étoile monte et noir l'oiseau s'éloigne


Abandonné comme les quais dans le matin
Et seule dans mes mains se tord l'ombre tremblante


Oui, bien plus loin que tout. Combien plus loin que tout.

Plus loin que loin ...
C'est l'heure de partir. Ô moi l'abandonné.

Pablo NERUDA

 

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