22 mars 2009
Propreté


20 mars 2009
Les étoiles

Vise toujours la lune, même si tu rates, tu atterriras parmi les étoiles.
Proverbe arabe.

15 mars 2009
Cerveau gauche et cerveau droit
Pour faire suite à la conférence de la neuro-anatomiste Jill Bolte Taylor
Si vous voyez tourner cette danseuse dans le sens des aiguilles d'une montre, il est dit que vous utilisez votre cerveau droit, dans l'autre sens, vous utilisez le cerveau gauche.
Dans quel sens pour vous ?
Essayez de la faire tourner dans un sens, puis concentrez-vous pour la faire changer de sens ! Les deux sens peuvent vraiment être vus ! Il est même possible de garder le personnage de face avec alternativement - donc sans faire de tour complet - la jambe qui part à droite, puis à gauche (ou l'inverse). Il y a un "curseur" à trouver ...
Y parvenez-vous ?
N'oubliez pas, les deux différentes hémisphères du cerveau influencent notre perception du monde.
A suivre ...
14 mars 2009
Alain Bashung - Je T'Ai Manqué




Conférence de la neuro-anatomiste Jill Bolte Taylor

13 mars 2009
Le poids de rien

- Dis-moi, combien pèse un flocon de neige ? demanda la mésange à la colombe.
- Rien d'autre que rien, fut la réponse.
Et la mésange raconta alors à la colombe :
"J'étais sur une branche d'un sapin quand il se mit à neiger. Pas une tempête, non, juste comme un rêve, doucement, sans violence. Comme je n'avais rien de mieux à faire, je commençais à compter les flocons qui tombaient sur la branche où je me tenais. Il en tomba 3.751.952. Lorsque le 3.751.953e tomba sur la branche – rien d'autre que rien comme tu l'as dit – celle-ci cassa."
Sur ce, la mésange s'envola.
"La colombe - une autorité en matière de paix depuis l'époque d'un certain Noé - réfléchit un moment et se dit finalement :
"Peut-être ne manque-t-il qu'un seul être pour que tout bascule et que le monde vive enfin en paix !"
11 mars 2009
Renonces-toi
Le monde dit : « Je voudrais tellement vivre la piété et la ferveur que d’autres semblent vivre, être en paix avec Dieu comme d’autres le sont, être véritablement pauvre. » 
Ou encore : « Quoi que je fasse et où que je sois, je ne suis jamais satisfait. Je voudrais tant être loin de chez moi, sans affaires, dans un monastère ou un lieu reculé. »
En vérité, tout cela n’est autre que toi, ta volonté propre que tu suis constamment sans même t’en rendre compte. Que tu l’admettes ou non, jamais un mécontentement ne surgit en toi qui ne soit ta création.
Entendons-nous bien : fuir ceci, aller vers cela, éviter ces gens, rechercher manière ou occupation n’est que ton agitation. La cause de tes difficultés n’est pas dans les choses, c’est toi-même dans les choses. C’est pourquoi regardes-toi d’abord et quittes-toi. En vérité, tant que tu ne te libères pas de ton vouloir, tu auras beau fuir, tu retrouveras partout obstacles et inquiétudes.
Chercher quoi que ce soit dans les choses extérieures, la paix, un lieu de retraite, la société des hommes, telle façon d’agir, les nobles œuvres, l’exil, la pauvreté ou l’abandon de tout, quelle qu’en soit la grandeur tout cela n’est rien, ne compte pour rien, ne donne rien — surtout pas la paix. Pareille quête ne mène nulle part : plus on cherche ainsi, moins on trouve. Ayant pris un chemin faux, on ne fait que s’éloigner davantage chaque jour.
Que faut-il donc faire ?
D’abord, s’abandonner soi-même et, de la sorte, abandonner toute chose. En vérité, celui qui renonce à un royaume, au monde même, en se gardant soi-même, ne renonce à rien. Mais l’homme qui se renonce lui-même, quoi qu’il garde, richesse, honneur ou quoi que ce soit, a renoncé à tout. (…)
Regardes et, là où tu te trouves, renonces-toi. Voilà le plus haut.
Sache que jamais personne ne s’est assez quitté qu’il ne trouve à se quitter davantage. Commence donc par là, meurs à la tâche : c’est là que tu trouveras la paix véritable, et nulle part ailleurs.

Quelques paroles que le vicaire de Thuringe, prieur d’Erfurt, frère Eckhart, de l’ordre des Prêcheurs, adressa à ses fils spirituels qui lui posaient toutes sortes de questions lorsqu’ils étaient rassemblés pour la collation du soir.
09 mars 2009
Little monk

Pour ma part, depuis mes jeunes années,
J'ai accumulé les connaissances,
J'ai étudié les textes et leurs stances
Ainsi que les livres sacrés.
J'ai médité sur les noms, les formes
Et la multitude des Êtres,
Mais je n'ai point connu de retraite
Dans ces études mornes.
Car c'est sûrement aussi vain
Que de vouloir pénétrer l'océan
Pour en compter les grains
De ce sable surgit du néant.
Car enfin, quelle utilité
Y a-t-il à dénombrer
Le trésor des autres ?
Shodoka (inspiration)
08 mars 2009
I shin den shin

07 mars 2009
Mon bébé (semaine coquine)
Mon bébé geint, mon bébé pleure
mon bébé boude et dit qu'il se sent seul.
Si mon bébé était moins bébé bête,
Il viendrait jouer avec ma pâquerette.
Ma nature printanière, lui ferait les joues roses et le sourire blanc,
des fourmis dans les doigts, des grillons sur les lèvres.
Nous irions nous rouler nus, dans le gras vert des champs,
et mon bébé me prêterait son sifflet à roulette.
L'air se gonflerait de jeux, soupirs, guilis guilis,
et nous serait bien égal l'oeil outré de l'alouette,
lorsque se poserait sur la bouche de l'autre un peu gris,
un baiser, des désirs, un souffle, une minette.
Ah! courir légers le cul au vent, et de partout échevelés,
te chevaucher dans la rosée, faire la brouette aux pieds levés.
Lécher ta peau de serpolet aussi ton pied de lavande,
se caresser jusqu'à s'user, qu'encor encore mon bébé bande.
Mais mon bébé geint, mon bébé pleure
Il boude dans son coin, et laisse s'échapper, morose
le plaisir et les heures.

Valombreuse 2009




