31 décembre 2008
Bonne année !

27 décembre 2008
Agapè

Il devient très dangereux pour l'image
Le paraître, de te dire : « Je t'aime »
Pardonne-moi de te cacher
Au chant du coq cependant, je ne t'ai pas renié.
C'est dans tes bras que je reste
Même lorsque je te tiens celé
Que je pose sur mes lèvres le silence
Par peur de te montrer.
Je sais que tu sais ce que je contiens d'amour
De douceur et de paix
Et combien mon âme est rouge d'avoir saigné.
Je sais que tu sais
Et je suis sûre que tu m'aimes
Comme on ne m'aimera plus jamais.

Si j'appartiens à quelqu'un d'autre que moi
Ce ne sera définitivement qu'à toi.
26 décembre 2008
Requiem
Cantique des cantiques de Salomon
J'étais endormie, mais mon cœur veillait...
C'est la voix de mon bien-aimé, qui frappe :
Ouvre-moi, ma sœur, mon amie,
Ma colombe, ma parfaite !
Car ma tête est couverte de rosée,
Mes boucles sont pleines des gouttes de la nuit.
J'ai ôté ma tunique; comment la remettrais-je ?
J'ai lavé mes pieds; comment les salirais-je ?
Mon bien-aimé a passé la main par la fenêtre,
Et mes entrailles se sont émues pour lui.
Je me suis levée pour ouvrir à mon bien-aimé;
Et de mes mains a dégoûté la myrrhe,
De mes doigts, la myrrhe répandue
Sur la poignée du verrou.
J'ai ouvert à mon bien-aimé;
Mais mon bien-aimé s'en était allé, il avait disparu.
J'étais hors de moi, quand il me parlait.
Je l'ai cherché, et je ne l'ai point trouvé ;
Je l'ai appelé, et il ne m'a point répondu.
Les gardes qui font la ronde dans la ville m'ont rencontrée;
Ils m'ont frappée, ils m'ont blessée;
Ils m'ont enlevé mon voile, les gardes des murs.
Je vous en conjure, filles de Jérusalem,
Si vous trouvez mon bien-aimé,
Que lui direz-vous ? ...
Que je suis malade d'amour.
Qu'as ton bien-aimé de plus qu'un autre,
Ô la plus belle des femmes ?
Qu'as ton bien-aimé de plus qu'un autre,
Pour que tu nous conjures ainsi ?
Mon bien-aimé est blanc et vermeil ;
Il se distingue entre dix mille.
Sa tête est de l'or pur ;
Ses boucles sont flottantes,
Noires comme le corbeau.
Ses yeux sont comme des colombes au bord des ruisseaux,
Se baignant dans le lait,
Reposant au sein de l'abondance.
Ses joues sont comme un parterre d'aromates,
Une couche de plantes odorantes;
Ses lèvres sont des lis,
D'où découle la myrrhe.
Ses mains sont des anneaux d'or,
Garnis de chrysolithes ;
Son corps est de l'ivoire poli,
Couvert de saphirs ;
Ses jambes sont des colonnes de marbre blanc,
Posées sur des bases d'or pur.
Son aspect est comme le Liban,
Distingué comme les cèdres.
Son palais n'est que douceur,
Et toute sa personne est pleine de charme.
Tel est mon bien-aimé, tel est mon ami,
Filles de Jérusalem !
Où est allé ton bien-aimé,
Ô la plus belle des femmes ?
De quel côté ton bien-aimé s'est-il dirigé ?
Nous le chercherons avec toi.
Mon bien-aimé est descendu à son jardin,
Au parterre d'aromates,
Pour faire paître son troupeau dans les jardins,
Et pour cueillir des lis.
Je suis à mon bien-aimé, et mon bien-aimé est à moi ;
Il fait paître son troupeau parmi les lis.
Tu es belle, mon amie, comme Thirtsa,
Agréable comme Jérusalem,
Mais terrible comme des troupes sous leurs bannières.
Détourne de moi tes yeux, car ils me troublent.
Tes cheveux sont comme un troupeau de chèvres,
Suspendues aux flancs de Galaad.
Tes dents sont comme un troupeau de brebis,
Qui remontent de l'abreuvoir;
Toutes portent des jumeaux,
Aucune d'elles n'est stérile.
Ta joue est comme une moitié de grenade,
Derrière ton voile ...
Il y a soixante reines, quatre-vingts concubines,
Et des jeunes filles sans nombre.
Une seule est ma colombe, ma parfaite ;
Elle est l'unique de sa mère,
La préférée de celle qui lui donna le jour.
Les jeunes filles la voient, et la disent heureuse ;
Les reines et les concubines aussi, et elles la louent.
Qui est celle qui apparaît comme l'aurore,
Belle comme la lune, pure comme le soleil,
Mais terrible comme des troupes sous leurs bannières ?
Je suis descendue au jardin des noyers,
Pour voir la verdure de la vallée,
Pour voir si la vigne pousse,
Si les grenadiers fleurissent.
Je ne sais, mais mon désir m'a rendue semblable
Aux chars de mon noble peuple.
Que tes pieds sont beaux dans ta chaussure, fille de prince !
Les contours de ta hanche sont comme des colliers,
Œuvre des mains d'un artiste.
Ton sein est une coupe arrondie,
Où le vin parfumé ne manque pas ;
Ton corps est un tas de froment,
Entouré de lis.
Tes deux seins sont comme deux faons,
Comme les jumeaux d'une gazelle.
Ton cou est comme une tour d'ivoire;
Tes yeux sont comme les étangs de Hesbon,
Près de la porte de Bath-Rabbim;
Ton nez est comme la tour du Liban,
Qui regarde du côté de Damas.
Ta tête est élevée comme le Carmel,
Et les cheveux de ta tête sont comme la pourpre;
Un roi est enchaîné par des boucles !...
Que tu es belle, que tu es agréable,
O mon amour, au milieu des délices !
Ta taille ressemble au palmier,
Et tes seins à des grappes.
Je me dis: Je monterai sur le palmier,
J'en saisirai les rameaux !
Que tes seins soient comme les grappes de la vigne,
Le parfum de ton souffle comme celui des pommes,
Et ta bouche comme un vin excellent ...
Qui coule aisément pour mon bien-aimé,
Et glisse sur les lèvres de ceux qui s'endorment !
Je suis à mon bien-aimé,
Et ses désirs se portent vers moi.
Viens, mon bien-aimé, sortons dans les champs,
Demeurons dans les villages !
Dès le matin nous irons aux vignes,
Nous verrons si la vigne pousse, si la fleur s'ouvre,
Si les grenadiers fleurissent.
Là je te donnerai mon amour.
Les mandragores répandent leur parfum,
Et nous avons à nos portes tous les meilleurs fruits,
Nouveaux et anciens:
Mon bien-aimé, je les ai gardés pour toi.
Oh ! que n'es-tu mon frère,
Allaité des mamelles de ma mère !
Je te rencontrerai dehors, je t'embrasserai,
Et l'on ne me mépriserait pas.
Je veux te conduire, t'amener à la maison de ma mère ;
Tu me donneras tes instructions,
Et je te ferai boire du vin parfumé,
Du moût de mes grenades.
Que sa main gauche soit sous ma tête,
Et que sa droite m'embrasse !
Je vous en conjure, filles de Jérusalem,
Ne réveillez pas, ne réveillez pas l'amour,
Avant qu'elle le veuille.
Qui est celle qui monte du désert,
Appuyée sur son bien-aimé ?
Je t'ai réveillée sous le pommier;
Là ta mère t'a enfantée,
C'est là qu'elle t'a enfantée, qu'elle t'a donné le jour.
Mets-moi comme un sceau sur ton cœur,
Comme un sceau sur ton bras;
Car l'amour est fort comme la mort,
La jalousie est inflexible comme le séjour des morts;
Ses ardeurs sont des ardeurs de feu,
Une flamme de l'Eternel.
Les grandes eaux ne peuvent éteindre l'amour,
Et les fleuves ne le submergeraient pas;
Quand un homme offrirait tous les biens de sa maison contre l'amour,
Il ne s'attirerait que le mépris.
Nous avons une petite sœur,
Qui n'a point encore de mamelles ;
Que ferons-nous de notre sœur,
Le jour où on la recherchera ?
Si elle est un mur,
Nous bâtirons sur elle des créneaux d'argent;
Si elle est une porte,
Nous la fermerons avec une planche de cèdre.
Je suis un mur,
Et mes seins sont comme des tours;
J'ai été à ses yeux comme celle qui trouve la paix.
Salomon avait une vigne à Baal-Hamon;
Il remit la vigne à des gardiens ;
Chacun apportait pour son fruit mille pièces d'argent.
Ma vigne, qui est à moi, je la garde.
A toi, Salomon, les mille pièces,
Et deux cents à ceux qui gardent le fruit !
Habitante des jardins !
Des amis prêtent l'oreille à ta voix.
Daigne me la faire entendre !
Fuis, mon bien-aimé!
Sois semblable à la gazelle ou au faon des biches,
Sur les montagnes des aromates !
Babel

Puisque j'appelle et que vous résistez,
Puisque j'étends ma main et que personne n'y prend garde,
Puisque vous rejetez tous mes conseils,
Et que vous n'aimez pas mes réprimandes,
Moi aussi, je rirai quand vous serez dans le malheur,
Je me moquerai quand la terreur vous saisira,
Quand la terreur vous saisira comme une tempête,
Et que le malheur vous enveloppera comme un tourbillon,
Quand la détresse et l'angoisse fondront sur vous.
Alors ils m'appelleront, et je ne répondrai pas;
Ils me chercheront, et ils ne me trouveront pas.

Jérusalem


J'ai vu l'Orient
Dans son écrin
Avec la Lumière
Pour compagne
Mais quand j'ai vu Jérusalem
Le mont des oliviers
Et le chemin qui mène
A Elle
Moi l'humble devin
Le prince mendiant
Après avoir marché
Par trois fois
Autour du Golgotha
J'ai entendu
Un requiem
Jérusalem,
Jérusalem,
Jérusalem.
Maintenant l'olivier
Pleure son ombre
Dieu de l'enfer
Ou bien du ciel
Demain
Le sang sera lavé
Mais oui j'ai vu
Jérusalem
Et j'entends toujours
Ce requiem
Jérusalem,
Jérusalem,
Jérusalem.
Israël - 1986


24 décembre 2008
Joyeux Noël !!!

13 décembre 2008
intérieur / extérieur
"Je peux le dire avec une force très grande, parce que je suis tout de même une femme qui a vécu sa vie et qui a vraiment fait beaucoup d'expériences. Et je peux dire à quel point les événements extérieurs peuvent être transformés quand on fait la transformation intérieure. Donc, ce qui se joue à l'intérieur de nous, se joue à l'extérieur. Intérieur/extérieur sont les deux pôles d'une même réalité"
Annick de Souzenelle
10 décembre 2008
Droits de l'homme

Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.
08 décembre 2008
8 décembre
07 décembre 2008
Solitude

Apprécier quelqu'un, c'est honorer sa solitude et s'en é(mer)veiller.
Le coeur cesse d’être solitude quand il devient sanctuaire.
La solitude, éprouvée d'abord comme un état d'injustice, de pauvreté, est précisément ce qui permet le voyage vers le Levant, qui fait se dresser l'homme véritable et apparaître l'Être essentiel.
Il y a en chacun de nous une profonde solitude qui est ce que nous avons de plus précieux, une solitude sublime et majestueuse, qui est la solitude même de l'Esprit UN.





