28 septembre 2008
La danse des rêves

Les univers que parcours les magiciens, les chamans et certains maîtres bouddhistes lors de leur méditation sont-ils purement illusoires ? Le monde des rêves l'est-il également ? Ou bien est-ce le monde du quotidien qui est illusoire ?
Ou encore ce sont tous ces mondes qui sont illusoires en s'interpénétrant dans une danse incroyable ?

Pour celui qui a appris à laisser s'éveiller l'énergie du corps/esprit pendant qu'il rêve, la nuit paraît aussi réelle, sinon plus, que le jour.
Nous considérons tous le monde de la veille comme plus "palpable" car nous y faisons expériences communes, nous y voyons les mêmes objets, les mêmes couleurs, ou du moins le croyons-nous.
Le rêve lucide, éveillé permet de découvrir cet "autre univers" et de le transformer, on peut même "entrer" dans le rêve de quelqu'un d'autre, le rencontrer, lui parler.
Nuit après nuit, nous pouvons échanger, apprendre, vivre des aventures ...

John McDermott Photography
27 septembre 2008
The Dark Crystal

Sundown all around
Walking thru the summer's end
Waves crash baby, don't look back
I won't walk away again
Oh, baby, anywhere you go,
We are bound together
I begin, baby, where you end
Some things are forever !
Circle in the sand
'Round and 'round
Never ending love is what we've found
And you complete the heart of me
Our love is all we need
Circle in the sand
Cold wind, tide move in
Shiver in the salty air
Day breaks, my heart aches
I will wait for you right here.
Oh, baby when you look for me
Can you see forever ?
I begin baby, where you end
We belong together
Circle in the sand
'Round and 'round
Rising of the moon as the sun goes down
And you complete the heart of me
Our love is all we need
Circle in the sand
Circle in the sand
Baby can you hear me ?
Can you hear me calling ?
Circle in the sand

http://www.ed-wood.net/dark_crystal.htm
Ceux ...

Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent ; ce sont
Ceux dont un dessein ferme emplit l'âme et le front.
Ceux qui d'un haut destin gravissent l'âpre cime.
Ceux qui marchent pensifs, épris d'un but sublime.
Ayant devant les yeux sans cesse, nuit et jour,
Ou quelque saint labeur ou quelque grand amour.
C'est le prophète saint prosterné devant l'arche,
C'est le travailleur, pâtre, ouvrier, patriarche.
Ceux dont le coeur est bon, ceux dont les jours sont pleins.
Ceux-là vivent, Seigneur ! les autres, je les plains.
Car de son vague ennui le néant les enivre,
Car le plus lourd fardeau, c'est d'exister sans vivre.
Inutiles, épars, ils traînent ici-bas
Le sombre accablement d'être en ne pensant pas.
Ils s'appellent vulgus, plebs, la tourbe, la foule.
Ils sont ce qui murmure, applaudit, siffle, coule,
Bat des mains, foule aux pieds, bâille, dit oui, dit non,
N'a jamais de figure et n'a jamais de nom ;
Troupeau qui va, revient, juge, absout, délibère,
Détruit, prêt à Marat comme prêt à Tibère,
Foule triste, joyeuse, habits dorés, bras nus,
Pêle-mêle, et poussée aux gouffres inconnus.
Ils sont les passants froids sans but, sans noeud, sans âge ;
Le bas du genre humain qui s'écroule en nuage ;
Ceux qu'on ne connaît pas, ceux qu'on ne compte pas,
Ceux qui perdent les mots, les volontés, les pas.
L'ombre obscure autour d'eux se prolonge et recule ;
Ils n'ont du plein midi qu'un lointain crépuscule,
Car, jetant au hasard les cris, les voix, le bruit,
Ils errent près du bord sinistre de la nuit.
Quoi ! ne point aimer ! suivre une morne carrière
Sans un songe en avant, sans un deuil en arrière,
Quoi ! marcher devant soi sans savoir où l'on va,
Rire de Jupiter sans croire à Jéhova,
Regarder sans respect l'astre, la fleur, la femme,
Toujours vouloir le corps, ne jamais chercher l'âme,
Pour de vains résultats faire de vains efforts,
N'attendre rien d'en haut ! ciel ! oublier les morts !
Oh non, je ne suis point de ceux-là ! grands, prospères,
Fiers, puissants, ou cachés dans d'immondes repaires,
Je les fuis, et je crains leurs sentiers détestés ;
Et j'aimerais mieux être, ô fourmis des cités,
Tourbe, foule, hommes faux, coeurs morts, races déchues,
Un arbre dans les bois qu'une âme en vos cohues !
Victor Hugo

20 septembre 2008
Il n'y a plus rien - Leo Ferre
Perception - Les choses
On imagine généralement le monde comme un espace rempli de « choses » solides, réelles et même si nous voyons bien qu’elles sont invariablement soumises au changement, nous pensons que cela n’affecte pas leur nature essentielle.
Regardons ce couple de canards par exemple, ils naissent, grandissent, batifolent dans l’eau et même s’ils restent pour nous les mêmes animaux, c’est-à dire quelque chose de solide, de stable, ils vieillissent à chaque seconde et finissent par disparaître (… dans la poêle !).

Que sont les choses ? Des mots ? Une projection des facultés créatrices de notre perception ?
Réfléchissons quelques secondes à notre habitude qui consiste à tout transformer en mot. La pluie, ou le vent par exemple est-ce une chose ? Regardez comme nous baptisons même les ouragans … Ouragan Hanna.

L’ouragan est-il une chose ? Non, bien sûr, me direz-vous, ce n’est que la combinaison de certains facteurs comme le vent, la pression atmosphérique, le taux d’humidité, les différences de température, etc …
Un jour, l’ouragan fait la une des médias, puis quelques jours après ; plus rien, plus la moindre allusion, plus de tempête. Les ouragans font partie de ces choses qui apparaissent et disparaissent avec une facilité déconcertante.
Il suffit de se détendre, de ressentir le monde pour commencer à voir qu’il est composé de structures énergétiques. Certaines, nous apparaissent comme relativement stables ; arbres centenaires, statue de pierre ou galaxies, à cause de l’échelle temporelle de nos perceptions humaines.

Nous attribuons également une existence aux rivières, aux forêts, aux villes et nous les concevons comme des choses séparées et indépendantes, mais elles ne le sont pas. Notre conscience est ainsi tissée par la trame de nos perceptions qui donne corps aux choses de ce monde. Ainsi, nous percevons certaines structures énergétiques plutôt que d’autre à cause des limites de notre « fenêtre » de perception du temps et de l’espace. Si cette échelle change, notre perception change et le monde avec elle.
A suivre …
14 septembre 2008
Mes Rêves d'Orient
Stanislas - La belle de mai
Le Manège - Stanislas
11 septembre 2008
Perception - Le silence profond
Dans cette image on peut voir une jeune femme (de ¾) et une plus vieille ... S’habituer à passer de l’une à l’autre est un bon exercice visuel pour permettre à notre cerveau de changer souplement de point de vue (d'angle de vision).
Lorsque le curseur mental est devenu suffisamment mobile, souple et l'adaptation quasi immédiate ; il est intéressant de porter ensuite un regard détendu, neutre … puis d’accueillir l'apparition du troisième personnage !
Quel est-il ?
Il existe un autre vision (une autre attitude mentale), plus vaste, englobant les contradictions, les contraires, les opposés, ... qui est une sorte d'espace entre deux extrêmes, entre le bien et le mal, le blanc et le noir ; une sorte de perception médiane.
Cette aire de tranquillité représente pour notre cerveau le véritable silence, qui n’est pas un (nouveau) concept mi-figue - mi-raisin, un peu cotonneux, mais bien au contraire (encore une fois) une perception qui englobe, un état d’esprit vaste, bienveillant, doux, puissant et étrangement familier …
Alors ce personnage qui surgit, lorsque le cerveau devient capable de silence quel est-il ?
Et bien c’est vous ! Votre véritable nature, votre vrai visage, celui d’avant votre naissance. Le « ni choix, ni rejet » du zen, le « ni amour, ni haine » également … C'est cela qui émerge du silence insondable, de cet "entre-deux".
Voyez-vous ?

10 septembre 2008
Temples
Mongolie
Inde 
Tibet 
Japon 



