Réenchantement du Monde

Lettre ouverte aux humains - Un jour, fatalement, des yeux découvriront ces mots, des esprits en chercheront le sens. Je ne souhaite pas que ce moment arrive trop tôt ... Les conséquences pourraient en être terribles !

29 juin 2009

Fissures


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Il y a une fissure, une fissure dans tout, comme ça , la lumière peut entrer. Leonard Cohen

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24 juin 2009

Ici


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Ne bouge plus

Les arbres devant toi et le ruisseau sur le côté

Ne se sont pas perdus

Où que tu sois s'appelle Ici

Et tu dois le traiter comme un puissant étranger

Tu dois demander la permission de le connaître et d'être connu

La forêt respire. Écoute. Elle répond

J'ai créé cet endroit autour de toi

Si tu le quittes, tu pourras revenir

En disant Ici

Il n'existe pas deux arbres semblables pour Corbeau

Il n'existe pas deux branches semblables pour Roitelet

Si tu ne saisis pas ce que fait un arbre ou le cours de l'eau

Tu es certainement perdu

Ne bouge plus

La forêt sait

Où tu es

Il faut la laisser te trouver.

David Wagoner

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16 juin 2009

Méditation


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Celle qui est parvenu au faîte d'elle-même s’efforcera constamment de rester en paix dans le Sublime, seule dans un lieu solitaire, son corps et ses pensées contrôlés, sans possession ni désir. Elle placera dans un endroit dédié un coussin, ni trop haut, ni trop bas …

Là, pour se retrouver elle pratiquera la méditation, concentrant son esprit et maîtrisant sa pensée et ses sens, maintenant le corps, la tête, le cou droit et immobile, le regard fixé suspendu au bout du nez, le souffle régulier, sans regarder autour et en s'oubliant elle-même.

Bhagavad-Gîtâ

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09 juin 2009

Auroville : "Ils en sont où ?"


Il y a 40 ans, le 28 février 1968, à quelques kilomètres au nord de Pondichéry naissait Auroville, une « cité idéale » dont le nom est une référence au penseur Indien Sri Aurobindo. Des jeunes du monde entier se sont installés là-bas à l’appel d’une femme venue de France et proche de Sri Aurobindo, Mirra Alfassa, que l’on appelait « La Mère ». Depuis son décès en 1973, ses disciples ont réussi à maintenir et développer Auroville, qui n’est pas une secte mais plutôt une communauté de 2000 personnes venues d’une quarantaine de pays. Au-delà de la dimension spirituelle de la démarche, nous avons voulu savoir ce qui restait de l’idéal 40 ans après les révolutions de 68. En reboisant un territoire de 25 km², en ouvrant un conservatoire de graines ou encore en travaillant sur la qualité de l’eau, les Aurovilliens ont été des précurseurs de l’écologie. Aujourd’hui leurs travaux sont reconnus, Auroville est encore un lieu très actif et de plus en plus visité, même si le rêve d’une cité qui n’appartiendrait à personne n’est pas totalement abouti. Les idéaux de 68 face à l’épreuve des difficultés de la vie en communauté et de la vie en Inde, les révolutions d’il y a quarante ans ont fait d’Auroville un exceptionnel laboratoire !      

Sources Arte

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07 juin 2009

One Love


                                                                   

Un amour, un coeur
Réunissons-nous et sentons-nous bien
Entendez-vous les enfants pleurer
Disant : "Remercions et louangeons le Seigneur et je me sentirais bien"
Disant : "Unissons-nous et sentons nous bien"
Laisse-les dire toutes leur sales remarques
Il y a une question que j'aimerais vraiment poser :
Y a-t-il une place pour le pécheur sans espoir
Qui a blessé l'humanité juste pour sauver sa peau?
Crois moi, un amour, un coeur
Unissons-nous et sentons-nous bien
Comme ça l'était au commencement
Et comme ça le devrait être à la fin
Remercions et louangeons le Seigneur
Et je me sentirais bien
Unnissons-nous et sentons-nous bien
Encore une chose,
Unissons-nous pour combattre cette sainte fin du monde
Car quand l'homme y arrivera, il n'y aura pas de destin tragique
Ayze pitié pour ceux dont les chances s'amenuisent
Il n'y a pas de place cachée de la part du créateur
Un amour, que pensez-vous d'un seul coeur?
Unissons-nous et sentons-nous bien
Je plaide pour tout l'humanité
Oh Seigneur!
Remercions et louangeons le Seigneur
Et je me sentirais bien
Unissons-nous et sentons-nous bien
Remercions et louangeons le Seigneur

marley

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06 juin 2009

Home le film


earth

HOME   (you tube)

Tout est lien, tout est partage ...

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05 juin 2009

Le partage du Beau selon désirée illustration itou


penseur

« Je ne connais que tes rêves

De toi que la part de merveilles que je couds

A mes nuits

J’aime que tu n’accroches pas

De linge sale au fil de téléphone

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Que tu survives au répondeur automatique

A l’absence

J'aime que tu surgisses au jour le jour

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En disant simplement « coucou »

Comme l’oiseau

Comme la fleur couleur tango

Parce que la vie est brève

J'aime que tu la ponctues de Présence

Et que tu choisisses tes mots."

Denise Miège – Le soleil en italique

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01 juin 2009

Hom(m)e, tout ce que tu vois


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23 mai 2009

Rue des Etoiles


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20 mai 2009

Conte zen - Hashino le moine


Le vieux maître zen aimait cette histoire.

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« Ce conte représentera un jour un moment important sur votre chemin de sagesse ... », dit-il en souriant malicieusement aux jeunes novices.
« Si vous aviez connu la ville de Nara en ce temps-là ! Nara « la verdoyante, le lotus embaumé », joyau de l'île de Honshu, la capitale religieuse du japon, la Rome bouddhique. Entre ses murs vivaient des centaines de nonnes et de moines. Partout fleurissaient les sanctuaires, chapelles, pagodes à plusieurs étages, temples célèbres. Le plus connu de tous était le merveilleux temple de Todai-ji.

Lors des grandes fêtes bouddhiques, l'empereur lui-même assistait aux cérémonies. Ce jour-là, toute la ville était en liesse. Une foule immense se répandait dans les ruelles autour du temple, les bateleurs, les montreurs de marionnettes, les mimes, les acrobates rivalisaient d'adresse, amusaient les badauds de leurs tours.


Soudain un bruit courait : « L'empereur, l'empereur ! » Les soldats armés de lourdes lances écartaient la foule, et le cortège s'avançait : l'empereur richement vêtu d'or sur son palanquin, entouré d'une nuée de courtisans, de ministres, de samouraï et de bonzes. Les parfums d'encens embaumaient l'air, et les chants accompagnaient d'une musique céleste la lente progression du cortège impérial vers le grand portique du temple, que surmontait le magnifique Bouddha laqué resplendissant de mille lumières.
C'étaient de merveilleuses fêtes !
»

Conclut le vieil homme subitement silencieux et songeur.


« Le conte, Maître, le conte ! » Suppliaient les jeunes novices.


Le maître souriait de plus belle : « Le lieu et le moment font partie de l’histoire, soyez attentifs, la sagesse ne se livre pas aux impatients.

Or, en ce temps-là, il arriva qu'un moine tombât éperdument amoureux d'une nonne. Ryonen était belle, d'une beauté radieuse, à la fois éclatante et mystérieuse. Son teint, son port de tête, son allure, tout dans son physique charmant éblouissait mais elle y joignait une intelligence pénétrante, un caractère décidé, et une générosité, une attention aux autres, qui l'éclairaient d'une lumière intérieure.

Ryonen aurait pu rendre fou d'amour le plus sage des hommes … et des moines peut-être ...

Hashino l'aimait d'un amour déraisonnable, exacerbé. Il ne mangeait ni ne dormait, il était distrait dans ces zazen comme durant les cérémonies rituelle.

Obsédé, il ne voyait qu'elle, ne vivait que pour elle.

Il courait à sa perte.

Une nuit, il franchit le pas, commit le crime suprême, il s'introduisit dans sa cellule de moniale, et la supplia de l'aimer.


Ryonen tenait alors le destin de Hashino entre ses mains. Il eût suffi qu'elle crie, qu'elle appelle ses soeurs, et le pire serait advenu. Mais elle ne se débattit point, ne manifesta aucun étonnement. Elle dit seulement au novice, qui brûlait de désir : « Je me donnerai à toi, demain. ».


Le jour suivant était jour de grande fête. À l'occasion de l'illumination du Bouddha, l'empereur assistait aux offices. C'est là, dans le sanctuaire du temple de Todai-ji, qu'elle apparut à Hashino complètement nue.

« Prends-moi, dit-elle, maintenant ! »


Alors Hashino vécut un grand Satori, peut être même l'Éveil –
le visage du maître s’illumina d’un irrésistible sourire - Comme dans ces rêves où la forme et le fond changent en un éclair de place, se mélangent et fusionnent au point de plus savoir où sont envers et endroit.

Dans un tourbillon, il vit la Réalité jusque-là cachée. Il sut que son amour était artificiel, fantasmatique, ses désirs fous semblables aux reflets changeants de la lune sur l'eau.

Le voile de Maya, l’illusion fondamentale s'était déchiré. Il accéda à la racine du moi, à la Vérité, à la Paix Profonde ... »

Posté par Sunyata à 12:12 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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